Guides
Suivre ses migraines avec Apple Santé
Votre iPhone tient déjà un registre de santé — sommeil, cycles, entraînements, et oui, céphalées. Bien utilisé, Apple Santé transforme un journal de migraine d'une liste isolée de mauvais jours en un relevé qui prend place aux côtés du reste des données de votre corps.
Ce qu'Apple Santé stocke vraiment sur les céphalées
Depuis iOS 13.6, l'app Santé comprend une catégorie de symptômes, et la céphalée en fait partie. Chaque entrée de céphalée porte une plage horaire et une intensité — présente, légère, modérée ou sévère — et vit dans le même coffre chiffré que vos pas et votre sommeil. Toute app que vous autorisez peut lire ou écrire ces entrées via HealthKit, le framework d'Apple pour les données de santé sur l'appareil. C'est le point discrètement important : Santé n'est pas qu'une app, c'est une base de données partagée, contrôlée par des autorisations, autour de laquelle différents outils peuvent coopérer.
Ce que Santé ne fait pas, c'est se comporter comme un journal de migraine. Y noter une céphalée signifie ouvrir l'app, naviguer jusqu'aux symptômes et remplir un formulaire — personne n'appellerait ça un parcours de pleine crise. Elle n'enregistre aucun contexte de crise (ni météo, ni pression, ni déclencheurs, ni réponse aux médicaments), et elle ne comptera pas vos jours de céphalée par mois ni n'en tirera un schéma. Voyez-la comme le classeur d'archives, pas comme l'assistant du clinicien.
Pourquoi la synchronisation bidirectionnelle bat le jardin clos
Bien des outils de suivi traitent vos entrées comme les leurs : les données entrent, et ne ressortent qu'en capture d'écran. Un journal qui se synchronise avec HealthKit dans les deux sens se comporte autrement. Les crises notées dans le journal sont écrites dans Apple Santé comme de véritables entrées de céphalée, où elles rejoignent votre historique de santé permanent. Et les céphalées nées ailleurs — saisies directement dans l'app Santé, ou notées il y a des années dans un autre outil qui écrivait aussi dans HealthKit — remontent dans le journal, si bien que votre historique est complet en une seule vue.
Les gains pratiques sont plus grands qu'il n'y paraît. Votre relevé survit à chaque app : changez d'outil dans trois ans et votre historique de céphalées vous suit. Rien n'est cloisonné : une app compagnon, un outil recommandé par un clinicien et l'app Santé elle-même voient la même vérité. Dim se synchronise dans les deux sens dès le départ — une crise notée en trois gestes atterrit automatiquement dans Apple Santé, et vos entrées de céphalée antérieures à Dim apparaissent dans Dim sans en ressaisir une seule.
Les autorisations HealthKit sont granulaires et révocables. Vous décidez, type de donnée par type de donnée, ce qu'une app peut lire et ce qu'elle peut écrire — autoriser la lecture du sommeil mais refuser les données de cycle, par exemple — et vous pouvez changer d'avis à tout moment dans Réglages. Une app ne voit jamais plus que ce que vous avez accordé.
Le sommeil : le contexte que vous avez déjà
De toutes les données déjà présentes dans Apple Santé, le sommeil est la plus précieuse pour un journal de migraine. Le sommeil perturbé compte parmi les déclencheurs de crise les plus rapportés — l'American Migraine Foundation note que le lien joue dans les deux sens, nuits trop courtes comme grasses matinées étant impliquées — et si vous portez une Apple Watch ou utilisez une app de suivi du sommeil, des mois de données nocturnes sont déjà enregistrés, sans le moindre effort de votre part. L'étape manquante est la connexion : vos chiffres de sommeil vivent à un endroit et votre journal de crises à un autre, et personne ne les croise à 6 h du matin avec une céphalée qui monte.
Un journal synchronisé comble cet écart mécaniquement. Quand vous notez une crise dans Dim, il lit le sommeil de la nuit dans Apple Santé et le joint à l'entrée, aux côtés de la météo locale, de la température et de la pression barométrique qu'il capture de son côté. En quelques mois, vous obtenez la comparaison qui répond vraiment à la question — le sommeil des nuits de crise contre celui des nuits ordinaires — plutôt qu'un vague sentiment de « mal dormir avant les migraines ». Notre page sommeil et migraine creuse ce que la recherche suggère sur cette relation.
Confidentialité : ce que signifie l'échange sur l'appareil
Les données de santé méritent des réponses claires, alors les voici. L'échange HealthKit se déroule entièrement sur votre iPhone — quand Dim lit une entrée de sommeil ou écrit une céphalée, c'est une conversation entre l'app et le coffre Santé chiffré de l'appareil, pas un aller-retour vers le serveur de qui que ce soit. Les protections d'Apple s'ajoutent par-dessus : les données Santé sont chiffrées sur le téléphone, et avec l'identification à deux facteurs activée elles sont chiffrées de bout en bout dans iCloud — ce qui signifie que même Apple ne peut pas les lire.
Dim ajoute une garantie plus simple : vos données n'ont nulle part où aller. L'app n'a ni système de compte, ni pub, ni courtiers d'analyse, et rien n'est vendu ; votre journal vit sur votre appareil et dans votre iCloud personnel, et n'en sort que quand vous choisissez de l'exporter — par exemple en rapport PDF pour votre neurologue. Un historique de migraine est un dossier médical. Il ne devrait bouger que quand vous le déplacez.
Réponses rapides
Faut-il une Apple Watch pour tout cela ?
Non. La synchronisation HealthKit fonctionne avec l'iPhone seul. Une Watch ajoute le suivi automatique du sommeil et la saisie au poignet, mais la synchronisation bidirectionnelle des céphalées et la capture de contexte marchent sans elle.
Mes anciennes céphalées d'une autre app apparaîtront-elles dans Dim ?
Si cette app les a écrites dans Apple Santé, oui — accordez à Dim la lecture des données de céphalée et vos entrées existantes apparaissent dans le journal aux côtés des nouvelles.
Puis-je révoquer l'accès de Dim à Santé plus tard ?
Oui, à tout moment, type de donnée par type de donnée, dans les Réglages de votre iPhone, section Santé. Votre journal continue de fonctionner ; il cesse simplement d'échanger les données révoquées.